Note
1. Note de l'auteur:
Comment faire lorsque l'on rêve d'une vie à la Sinatra, mais que l'on naît dans la grisaille de Bruxelles ...?
Franck et Dean, les deux rôles-titres de cette fiction, répondent d'une certaine manière à cette interrogation. Bien évidemment, la réponse distillée en filigrane ne mène pas vers un happy end classieux ou clinquant comme les néons des casinos du Nevada ! Il est vrai que le Las Vegas des années 60, époque dorée où Sinatra et Dean Martin jouaient aux grands hommes, et nos années « 2000 et 10 » ne véhiculent pas la même luxuriance ni les mêmes « valeurs ».
C'est dans la nostalgie (d'une image idyllique et idéalisée d'un certain passé) et le mimétisme que Franck et Dean naviguent dans le Bruxelles d'aujourd'hui...
Oui, 1000 fois oui, ils auraient adoré traîner leurs basques un demi-siècle plus tôt, toucher à l'insouciance propre aux Sixties, être dans les costumes des vrais mecs qu'ils idolâtrent... Mais, c'est dans l'ici et le maintenant qu'ils respirent. Franck et Dean font avec ce que l'existence place dans leurs pas... Un peu comme tout le monde, histoire d'accepter la vie qui va comme elle va et comme elle est ! Vivre une partie de son quotidien comme une fiction bariole utilement le réel.
Franck et Dean, c'est également une rencontre entre des générations. Des rencontres ordinaires et extraordinaires de personnes qui se percutent. Des croisements de gens que la nuit, l’euphorie, les mauvais retours d'alcool orchestrent différemment.
Avec ses humeurs de crise et ses éclairs de joie, Franck et Dean est une vraie comédie... Une comédie que l'on se joue pour éviter l'étouffement.
Didier Gesquière






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